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Lombalgie chronique : pourquoi la douleur revient toujours

Le mal de dos est la première cause d'invalidité dans le monde. Pourtant, la plupart des traitements classiques ne font que calmer la douleur, sans jamais chercher pourquoi elle revient. L'étiopathie pose une question différente.

Lombalgie chronique : pourquoi la douleur revient toujours

Vous avez déjà eu un “lumbago” qui vous a cloué au lit pendant une semaine ? Et vous vous êtes dit que c’était derrière vous, avant que ça revienne six mois plus tard, puis encore, puis de plus en plus souvent ?

C’est le schéma classique de la lombalgie chronique. Et il dit quelque chose d’important : la cause n’a pas été traitée.

Lombalgie aiguë, lombalgie chronique : la différence

Une lombalgie aiguë, c’est une douleur lombaire soudaine, souvent intense, qui dure quelques jours à quelques semaines. Dans 90 % des cas, elle se résout spontanément. C’est ce que les médecins appellent une “lombalgie commune”, pas de cause grave, pas de traitement spécifique nécessaire en dehors du maintien de l’activité et des antidouleurs si besoin.

La lombalgie chronique, c’est quand la douleur persiste au-delà de 3 mois, ou quand elle revient de façon répétée. Là, quelque chose n’a pas été résolu.

Ce que les traitements classiques traitent

Les antidouleurs soulagent la douleur. C’est leur rôle, et ils le font bien. La kinésithérapie renforce les muscles du dos, améliore la posture, réduit les tensions. Les infiltrations calment l’inflammation locale.

Aucun de ces traitements ne cherche pourquoi cette zone du dos est sous tension permanente.

C’est là que l’étiopathie intervient.

La question que je pose en premier

Quand quelqu’un vient me voir pour une lombalgie chronique, je ne commence pas par le dos. Je commence par une question : qu’est-ce qui a pu créer cette tension, et où ?

Le bas du dos est une zone de convergence. Tout ce qui se passe en dessous (bassin, hanches, genoux, chevilles) et tout ce qui se passe au-dessus (colonne thoracique, viscères abdominaux, diaphragme) peut se répercuter sur les lombaires.

Quelques exemples concrets que je rencontre souvent :

Une vieille entorse de cheville mal consolidée modifie l’appui au sol, décale le bassin, et crée une tension compensatoire sur les lombaires. Des années après, la cheville ne fait plus mal, mais le dos, si.

Le côlon sigmoïde (partie du gros intestin dans le flanc gauche) adhère parfois aux structures environnantes après une inflammation ou une intervention chirurgicale. Il peut tirer sur le psoas, muscle profond qui relie les lombaires à la cuisse. Résultat : une contracture lombaire que rien ne résout tant qu’on ne libère pas cette tension viscérale.

Le sacrum peut être “bloqué” dans une position asymétrique après un traumatisme ancien, une chute sur les fesses, un accouchement difficile. Le reste du rachis compense, jusqu’à saturation.

Ce que je cherche à l’examen

La consultation commence par une anamnèse détaillée : antécédents traumatiques (chutes, accidents, opérations), mode de vie, activité physique, qualité du sommeil, digestion. Je cherche les événements anciens qui ont pu initier une chaîne de compensations mécaniques.

Ensuite l’examen physique : observation de la posture, mobilité de la colonne, tests des hanches, des sacro-iliaques, palpation des structures viscérales. Je cherche la cohérence mécanique de l’ensemble, pas uniquement la zone douloureuse.

Une ou deux séances suffisent-elles vraiment ?

Si j’identifie une cause mécanique claire et que je la traite, oui. Le corps retrouve son équilibre de lui-même une fois la cause supprimée.

Mais si la lombalgie est chronique depuis des années, avec des compensations multiples installées, il faut parfois 2 à 3 séances espacées pour libérer les différentes couches. Ce n’est pas un suivi indéfini, c’est une résolution progressive.

Je suis honnête sur ce point en consultation : si après 3 séances il n’y a pas d’amélioration significative, l’étiopathie n’est probablement pas la bonne réponse pour ce cas précis, et je dis clairement vers qui se tourner.

Ce que l’imagerie montre, et ne montre pas

Beaucoup de patients arrivent avec une IRM ou un scanner qui montre une “hernie discale”, une “arthrose”, des “disques abîmés”. Ils pensent que c’est la cause de leur douleur.

La réalité est plus complexe : des études montrent que 30 à 40 % des personnes sans aucune douleur lombaire présentent des hernies discales à l’IRM. L’image montre une dégénérescence, pas nécessairement la cause de la douleur.

Ce qui crée la douleur, c’est la tension mécanique sur les structures nerveuses ou articulaires. Et cette tension a une cause. C’est ça qu’on cherche.

Quand consulter

Si vous souffrez du dos depuis plus de 3 mois, si la douleur revient régulièrement, si les traitements classiques vous ont soulagé temporairement mais pas résolu le problème, une consultation en étiopathie peut apporter un regard différent.

Ce n’est pas une promesse de guérison. C’est une promesse de chercher vraiment la cause.

Portrait Estelle Colomban, étiopathe diplômée

Écrit par

Estelle Colomban

Étiopathe diplômée (Faculté Libre d'Étiopathie de Lyon). Consulte à Lyon 2e et à Lacenas (15 min de Villefranche-sur-Saône). Spécialiste de la cause mécanique des douleurs, dos, viscères, pédiatrie, sport.

Vous avez un dos qui bloque ou une douleur qui revient ?

Le premier créneau disponible est souvent dans la semaine.

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